Ethologue Céline Corredoira - Comportementaliste Indre et Loire et Ile de France

CELINE CORREDOIRA ETHOLOGUE

COMPORTEMENT ANIMALIER

COACHING ET CONSEIL

Pour mieux vivre avec son animal

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Petites sections s'inspirant d'un blog, affin de vous partager des article, livres, astuces intéressants pour nos animaux.

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Le coffre à foin

L’intérêt de ce nouvel accessoire est de ralentir l’ingestion du foin, et cela à de nombreuses importances !

Un cheval dans la nature passe 60% de sont temps à s’alimenter en broutant de petites bouchées. J’étais donc confronté à un problème avec le manque d’herbe, mes chevaux avalaient leur 4 repas de foin journalier en un temps record et se retrouvait de 3 a 10h a tourner dans leur petit prés sans rien à ce mettre sous la dent. Ce qui occasionne bien entendu des soucis de santé et de comportements.

Avec ce dispositif (ou l’on réduira l’espace des barres quand ils y seront bien habitués) leur repas pourra s’échelonner bien plus dans le temps ! sans se goinfrer de foin à volonté (accès directs à la botte) et risquer un surpoids. Contrairement au filet à foin, il ne présente pas de risque pour les dents du cheval, car en effet ces derniers peuvent les endommager !

Et il limite considérablement le gâchis.

C’est ma jument et qui m’a conduit à tester ce nouveau dispositif. Pour la petite anecdote, je l’ai placé dans une écurie durant le premier confinement, sans aucune visite d’autorisé et où elle n’avait plus UN mais DEUX jours de carence entre les bottes de foin… donc sans visite ou je pouvais la nourrir moi-même, certainement ulcères à l’estomac… Certains gérants d’écuries ne doivent pas savoir qu’un cheval n’a pas le système digestif de leur chien… et c’est bien regrettable !

Il est très important que lors que nous leur distribuons leur repas, nous nous efforcions de nous approcher au plus à leur mode d’alimentation naturelle, c’est qui au final limitera le plus les problèmes de santé ou de comportement de nos chevaux.

Quelques articles et réflexions personnelles

Avis de lecture : Sommes-nous cruels avec les chevaux ? De Marthe Kiley-Worthington, Edition Zulma (6 décembre 2007)

« L’impacte culturel est si fort que l’on trouve normal d’enfermer un cheval toute une journée et anormal de le laisser dehors »

Je pense que si je ne devais retenir qu’une phrase de ce livre, ce serait celle-ci.

A mon sens, elle résume tout et explique beaucoup de problèmes de nos chevaux, aussi

bien physiques que mentaux ! Et elle résume bien des expériences et problématique que

j’ai vécu en tant que propriétaire de chevaux…

En effet, en 15 ans en tant que propriétaire, j’ai été de nombreuses fois confrontées à cet

apriori. Par maque d’assurance en moi et en mes convictions, il m’a fait mettre à plusieurs

reprises mes chevaux en box, jusqu’à ce qu’ils me mettent devant une évidence, ils détestent

ça ! Lorsque l’on sait les écouter, il n’y a plus de doute, ils préfèrent une vie aux prés !

(Après me diriez-vous, vous avez peut-être l’exception qui confirme la règle ? Ou n'interprétez

vous pas mal ces désires ou ces besoins en juxtaposant les votres ? )

Encore tout récemment, en IDF, j’ai recherché une écurie pour mes deux gros inséparables, et j’ai eu le droit à des réflexions du genre « Mais vos chevaux sont à la retraite ? Pourquoi voulez-vous alors qu’ils soient au pré ? ». Et même de la part d’un instructeur « tu devrais les mettre au box, ils seraient bien mieux pour pouvoir les travailler » et ils leur voulaient tout le bien du monde en me disant cela, pour lui, il était tout simplement impensable que s’il on veut bien s’occuper d’un cheval de ne pas le mettre dans un box.

Il y a pourtant tellement de raisons qui justifie d’avantage la vie au pré, tellement plus en adéquation avec leur mode de vie. Il suffit que je regarde mon Pilgrim, et sa réaction de panique maintenant si j’ai le malheur de vouloir le mettre dans un box pour un soin, tellement il a été traumatisé par de longues périodes de convalescence, enfermé dans 9m².


Lorsque l’on connait les besoins physiologiques des chevaux, leur budget temps, c’est-à-dire le temps qu’ils consacrent à chaque activité au court de 24h, on constate qu’ils ont besoin d’espace, de pouvoir grignoter toute la journée, et en marchant ! Ils ont besoin d’une vie sociale, c’est un animal grégaire rappelons-le. Ils ont besoin de calme, mais aussi de stimulations intellectuelles. Autant de choses dont ils sont privés, enfermé seul dans leur box 3X3 avec juste un couloir à regarder.

Maintenant, aux gent qui remettent en causes mes choix de vie pour mes chevaux, je leur réponds au risque de les choquer « Apprécieriez-vous de vivre dans vos toilettes et de n’en sortir que pour devoir courir un marathon ? »

Je conseille vivement la lecture de ce livre à tout propriétaires de chevaux un peu soucieux du bien être de son animal. D’un point de vu scientifique, il est un peu approximatif, mais pour le grand publique il ouvre réellement les yeux sur les conditions de vie que nous imposons à nos chevaux, tout en s’imaginant leur apporter le meilleure, car nous les aimons.

Pour illustrer, une photographie de mon Pilgrim lorsqu’il a dut passer 4 mois au box pour un problèmes de santé.

Céline Corredoira - Ethologue

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